« Seigneur, ils n’ont plus d’Orval ! »

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NCR Biochemical Lux ne transforme pas l’ eau en vain …

mais  en bière !

La fromagerie et la brasserie d’Orval, toutes deux implantées dans l’enceinte de l’Abbaye, ont été créées successivement en 1928 et en 1931, après le retour des moines. Elles ont suivi leur parcours respectifs… jusqu’à devenir des incontournables de notre terroir, vecteurs de notoriété pour la Gaume et le Luxembourg belge.

La bière – devenue une véritable référence mondiale – compte parmi les plus prisées parmi les authentiques trappistes.  Et pour cause, la brasserie d’Orval prône une production modérée, qui est toutefois loin d’être négligeable : 75.000 hectolitres, soit quelques 22 millions de bouteilles sont d’ailleurs produites annuellement à l’Abbaye, dont plus de 85 % sont destinés au seul marché belge.

Ce savoir-faire, qui existe depuis plus de 80 ans, doit cependant répondre à certaines normes, notamment quant à la qualité des eaux de rejets générées par le processus de fabrication. Au travers de la croissance de production, la capacité de la station d’épuration des eaux a en effet atteint ses limites, liées il est vrai également aux normes de rejets plus contraignantes ces dernières décenies. C’est pourquoi, il est question de revoir le programme de traitement chimique des eaux usées.

NCR Biochemical Lux s’est penchée sur cette problématique, elle a pour ce faire investi les lieux, plusieurs mois durant, afin de développer, en étroite collaboration avec les responsables de production de l’Abbaye, de nouvelles formules de traitement des eaux de rejet. L’objectif étant, vous l’aurez compris, de permettre aux deux entités, tant la brasserie que la fromagerie donc, de rejeter leurs eaux ‘usées’ en adéquation avec le permis d’environnement.  En travaillant directement sur site, NCR Biochemical Lux a évidemment pu réaliser des tests concrets, grandeur nature en quelque sorte.  Ceci a permis de créer deux nouveaux produits, issus de la chimie verte, qui élargissent une fois encore le périmètre d’action…

Dans un premier temps, des nutriments et un consortium bactérien, spécialement conçus pour la station de traitement des eaux de l’Abbaye, ont ainsi vu le jour. Ils permettent d’augmenter la vitesse de décomposition des eaux chargées dans la station biologique. Concrètement, ce principe permet de booster les bactéries pour mieux décomposer – et détruire ! – les molécules soumises à la législation stricte des eaux de rejet renvoyées en eau de surface.

 

Dans un second temps, pour améliorer la séparation des boues de station et de l’eau, et donc agir qualitativement sur les eaux de rejet de l’Abbaye, NCR Biochemical Lux a développé un floculant spécifique pour la centrifugeuse. Ce floculant se présente sous la forme d’un filet macromoléculaire biodégradable qui emprisonne les particules non désirables en suspension. Pour simplifier, on pourrait comparer ces macromolécules à un « panier à salade » car le process est identique. On y sépare donc les boues des eaux… pour obtenir une eau totalement propre et limpide en fin de traitement, une eau tellement assainie qu’elle pourra être rejetée en rivière sans impacter aucunement le précieux éco-système.

Autant dire que c’est une avancée capitale d’un point de vue environnementale puisque ces traitements ‘verts’ s’accordent parfaitement avec le cadre verdoyant dans lequel est implantée l’Abbaye. Surtout, c’est une décision stratégique qui rencontre la dynamique entrepreneuriale menée par les moines de l’Abbaye et leurs collaborateurs. En outre, ces traitements revêtent encore bien d’autres avantages, ils ont notamment permis à l’Abbaye de diminuer le nombre d’heures de travail dans la station, de réduire le volume des boues de rejet, ainsi également que de limiter la  consommation d’électricité et, par conséquent, de faire d’importantes économies.

In fine, NCR Biochemical a su rendre le process de revalorisation des boues d’eau de rejets de l’Abbaye encore plus propre ! Aujourd’hui, les boues sont exemptes de dérivés acrylamides et de chlorures ferriques, ce qui permet à l’Abbaye de ne plus être exposée à des risques pour l’environnement. Nous noterons encore que les boues peuvent désormais être valorisées, en suivant un processus de bio méthanisation, histoire par exemple de pouvoir être directement épandues sur les terres agricoles.

Les demandes du marché étant toujours en croissance, de conséquents investissements d’extension, tant au niveau de la brasserie que de la fromagerie sont consentis. Que demander de mieux pour accompagner une trappiste de renommée et son fromage que de mettre de l’eau au moulin de Mathilde de Canossa et du pain sur la planche aux entrepreneurs locaux et à NCR Biochemical.

L’Abbaye d’Orval entre dans la ronde : elle concilie dès à présent croissance et économie circulaire !

Casier Orval Bois François Ghigny